Sujet national 2005
I - DES MOTS-CLES
En première lecture, le sujet porte sur les notions suivantes :
Réponse immunitaire spécifique (RIspé),
Réponse immunitaire spécifique à médiation humorale ; Antigène, Soi et non-soi.
Elles sont accompagnées de ce cortège de vocabulaire :
Anticorps, Lymphocytes B, Plasmocytes, Activation, Différenciation,
Multiplication clonale, Phagocytes, Phagocytose, Phase effectrice, Complexe
immun.
II - L'ANALYSE DU SUJET
Le thème central du sujet est l'anticorps. En effet, il est le marqueur de la
séropositivité et l'effecteur précisément désigné dans l'énoncé.
Il était par contre indispensable de bien lire le sujet jusqu'au bout afin
d'éviter le hors-sujet. Les Lymphocytes T4, cibles du VIH et coordinateurs de la
RIspé, ne devaient pas être abordés dans le coeur de notre réponse.
III - L'ORGANISATION DU DEVOIR
L'analyse du sujet amène à proposer ce plan.
L'introduction permettait de préciser
- que le VIH est le virus responsable du SIDA,
- que l'organisme réagit à l'introduction de cet élément du non-soi par une
réponse immunitaire précisément dirigée contre lui,
- que cette RIspé a une double composante, à médiation cellulaire et à médiation
humorale,
- que le sujet porte sur la RIspé à médiation humorale,
- que cette dernière se traduit par la présence d'anticorps (AC) spécifiques que
l'on présentera,
- que la présence d'AC est synonyme de séropositivité,
- que la production d'AC en réponse au VIH sera exposée
- que le rôle des AC dans la lutte contre le virus sera, enfin, abordé.
A -LES ANTICORPS.
Les AC sont des molécules produites par les plasmocytes. Egalement appelés
immunoglobulines, les AC sont constitués de deux zones. La zone variable est
spécifique de l'antigène.

Elle permet la fixation de l'AC sur le VIH et, ainsi, la formation du complexe
immun.
B - DE L'INFECTION A LA SECRETION D'AC
L'antigène du virus circulant vient au contact des lymphocytes B présents
dans les ganglions lymphatiques, soit directement, soit présenté par une cellule
phagocytaire (ou phagocyte).
Parmi la diversité des lymphocytes B (LB) présents, la présentation de
l'antigène déclenche la multiplication (phase d'activation) des LB capables de
reconnaître le VIH.
La population de ceux-ci s'accroîtra par mitose (phase de multiplication).
Cette phase sera suivie d'une phase de différenciation au cours de laquelle les
LB évolueront en plasmocytes (riches en réticulum endoplasmique rugueux)
sécréteurs d'AC anti-VIH.

Les anticorps ainsi produits circulent dans le milieu intérieur et serviront
d'indicateurs à la détection de la séropositivité, traduisant la présence du VIH.
C - ANTICORPS ET PHASE EFFECTRICE
Les AC circulant se fixent sur les VIH rencontrés formant, avec eux, le
complexe immun.
Ce complexe immun est reconnu par les phagocytes. Ils le fixent, l'internalisent
et, à l'aide des enzymes contenues dans leurs lysosomes, peuvent détruire le VIH.

| notions attendues | barème | |
| Notion de séropositivité | ||
| Présence dans le sang ou sérum d'anticorps | 0,25 | 0,5 |
| Spécificité des anticorps d'un antigène donné | 0,25 | |
| la production des anticorps circulants suite à l'infection virale (tout schéma complet exprimant les idées attendues convient) | ||
| Reconnaissance d'un ou plusieurs antigènes | 0,25 | 2 |
| par des LB | 0,25 | |
| Rôle des anticorps membranaires spécifiques dans la reconnaissance | 0,25 | |
| idée de multiplication des LB spécifiques | 0,25 | |
| idée de transformation des LB | 0,25 | |
| en plasmocytes | 0,25 | |
| idée de production des anticorps circulants | 0,5 | |
| Schéma de la structure d'un anticorps circulant | ||
| Parties constantes et parties variables bien repérables | 0,25 | 2 |
| exactitude de la schématisation des sites de reconnaissance de l'antigène | 0,25 | |
| Légendes: parties de l'anticorps (constante et variable) | 0,5 | |
| Légendes: sites de reconnaissances de l'antigène | 0,25 | |
| Texte ou légende: partie variable responsable de la spécificité | 0,25 | |
| Établir le lien entre présence du virus et séropositivité | 0,5 | |
| Les effets de anticorps produits pour lutter contre le virus | ||
| Notion de spécificité entre antigène du virus et Ig | 0,5 | 2 |
| Notion de complexe immun | 0,5 | |
| Effet facilitateur de la reconnaissance de la partie constante des anticorps par les phagocyte | 0,25 | |
| Notion de phagocytose | 0,5 | |
| Relier à l'élimination du virus ou du complexe immun | 0,25 | |
| Schéma(s) autre(s) que celui de la structure des anticorps circulants | ||
| au minimum un schéma supplémentaire | 0,25 | 0,5 |
| Pertinence, exactitude | 0,25 | |
| Construction du devoir: | ||
| Introduction | 0,25 | 1 |
| Développement | ||
| individualisation de paragraphes en relation avec le sujet | 0,25 | |
| Logique | 0,25 | |
| Conclusion | 0,25 | |
PARTIE II - Exercice 1 (3 points)
I- DES MOTS CLES
En première lecture, le sujet porte sur les notions suivantes :
Phénotype masculin, Embryogénèse, Communication humorale, Hormone.
Elles sont accompagnées de ce cortège de vocabulaire :
AMH, Récepteur membranaire, Chromosomes sexuels, Hétérosomes, Gènes, Canaux de
Müller.
II - L'ANALYSE DES DOCUMENTS
III - L'ORGANISATION DU DEVOIR
L'anomalie observée amène à poser des hypothèses pour identifier son origine.
Le document permet d'en réfuter les plus immédiates et d'en proposer une plus
inattendue.
Première hypothèse :
L'anomalie a pour origine un caryotype anormal.
Cette hypothèse est rejetée par le premier point du document.
Deuxième hypothèse :
L'anomalie a pour origine un défaut de sécrétion hormonale.
Les dosages hormonaux montrent que les valeurs mesurées chez le garçon à utérus
se situent dans la fourchette des valeurs normales.
Cette deuxième hypothèse est rejetée.
L'étude des autoradiographies permet de proposer une troisième hypothèse.
La présence de l'utérus chez ce garçon est la conséquence de la non-régression
des canaux de Müller. L'origine de cette anomalie est génétique : le garçon
possède un allèle inactif du gène codant pour le récepteur membranaire à l'AMH.
L'AMH est donc inefficace pour entraîner la régression des canaux de Muller...
qui ont persisté et formé l'utérus.
Le sujet ne mentionnant qu'un gène pour ce garçon, on peut être amené à
compléter l'hypothèse en proposant une localisation du gène sur un hétérosome.
PARTIE II - Exercice 1 (3 points)
| Notions attendues | barème | |
| Caryotype à 46, XY (normal) | 0,25 | 2 |
| Donc origine de l'anomalie non chromosomique | 0,25 | |
| Taux d'hormones normaux | 0,25 | |
| Origine de l'anomalie n'est pas de nature hormonale | 0,25 | |
| radioactivité très faible sur les cellules exprimant le récepteur de l'AMH du garçon avec utérus par rapport au témoin | 0,5 | |
| L'AMH se fixe sur les récepteurs chez le témoin | 0,25 | |
| Chez le garçon à utérus, il y a peu ou pas de fixation sur les récepteurs | 0,25 | |
| Hypothèse: | ||
| Existence de problèmes au niveau des récepteurs | 0,25 | 1 |
| Qui ne permettent pas la fixation de l'AMH | 0,25 | |
| Ce qui ne permet pas la régression des canaux de Muller | 0,25 | |
| expliquant la présence d'un utérus | 0,25 | |
PARTIE II- Exercice2 Enseignement obligatoire (5 points)
I - DES MOTS-CLES
En première lecture, il apparaît que le sujet porte sur les notions suivantes
: Critères d'appartenance à la lignée humaine, Critères d'appartenance à la
lignée simiesque, Existence d'un ancêtre commun, Comparaisons anatomiques et
morphologiques entre le Chimpanzé et l'Homme.
Elles sont accompagnées de ce cortège de vocabulaire : Ancêtre commun, Volume
Crânien, Denture, Os des membres postérieurs, Trou occipital, Capacité
cérébrale, Rotation, Acquisition de la bipédie.
II - L'ANALYSE DES DOCUMENTS
A - DOCUMENT 1
Le document 1 permet de comparer les crânes de l'Homme actuel et du
Chimpanzé. Nous constatons que le volume crânien de l'Homme est plus de trois
fois supérieur à celui du Chimpanzé. Chez l'Homme, la colonne vertébrale est
fixée sous la tête alors qu'elle est fixée en arrière de celle-ci chez le
Chimpanzé. Les dents sont homogènes et disposées en V chez l'Homme, alors
qu'elles sont de taille très différente, avec des canines proéminentes, et
disposées en U chez le Chimpanzé actuel.
Le document 1 propose aussi de comparer d'autres éléments du squelette comme les
os des membres postérieurs du Chimpanzé et de l'Homme actuel. Chez le Chimpanzé,
la coupe transversale du col du fémur montre une crête et une épaisse paroi de
l'os. Chez l'Homme, la coupe transversale du col du fémur montre une absence de
crête, un amincissement général de la paroi même si celle-ci est néanmoins plus
épaisse en partie inférieure.
B - DOCUMENT 2
Le document 2 montre une photographie du fémur d'Orrorin (2a) et une coupe transversale de celui-ci afin de nous permettre de les comparer ultérieurement à ceux du document 1 (document 2b). Le document 2c nous apprend qu'Orrorin était arboricole et que ses dents hétérogènes ressemblaient à celles du Chimpanzé actuel.
C - DOCUMENT 3
Le document 3 montre le crâne de Toumaï. Ce crâne découvert récemment montre des caractéristiques à la fois humaine et simiesque que nous développeront ultérieurement.
III - L'ORGANISATION DU DEVOIR
Le but du devoir est de comparer les restes osseux d'Orrorin et de Toumaï à ceux de l'Homme et du Chimpanzé afin de déterminer si ces récentes découvertes datées de 7 millions d'années s'apparentent plus à la lignée humaine ou si, au contraire, elles ont beaucoup de caractères simiens. Pour cela, il faut comparer les documents 2 et 3 au document 1 qui sert de document de référence.
En comparant les documents 2 et 1, on constate que le fémur d'Orrorin ne
présente pas de crête (caractère humain) mais présente encore une paroi épaisse
(caractère simien) quoique amincie dans la partie supérieure (caractère humain).
Le document 2c montre que le membre antérieur d'Orrorin ressemblait à celui de
l'Homme mais qu'Orrorin était encore arboricole comme le sont nos Chimpanzés
actuels et comme le sera encore Lucy plus tard. Orrorin était arboricole et
avait une dentition simiesque avec des canines développées.
On peut conclure qu'Orrorin présentait à la fois des caractères simiens et
humains et pourrait assez correspondre à ce que l'on attend d'un ancêtre commun.
En comparant les documents 1 et 3, on constate que le crâne de Toumaï présente à la fois des caractères simiens et humains. En effet, ce crâne est simien par sa petite capacité crânienne de 350 cm3 comparable à celle du Chimpanzé actuel. Mais ce crâne présente de petites canines, une face aplatie, un trou occipital situé sous le crâne, des traces de muscles caractéristiques des bipèdes : ces quatre critères sont des indices d'appartenance à la lignée humaine. Comme Orrorin, Toumaï présente des caractères d'appartenance aux deux lignées.
En conclusion, dans l'état actuel des découvertes et des connaissances de l'évolution des Hominidés fossiles, Orrorin et Toumaï ont des caractères simiens mais aussi des caractères humains, ce qui les place de façon certaine dans la lignée humaine. La datation de ces fossiles étant de 6 millions d'années pour Orrorin et de 7 millions d'années pour Toumaï, cela nous conduit à reculer l'existence de l'ancêtre commun à une date antérieure à 7 millions d'années.
PARTIE II- Exercice2 Enseignement obligatoire (5 points)
|
Notions attendues |
barème | |
| Exploitation du document 1: Les critères d'appartenance à la lignée humaine | ||
| Volume crânien important, trou occipital vers l'avant ou position verticale à la colonne, réduction de la face ou prognathisme absent, col du fémur allongé, mâchoire parabolique, canines peu développés, épaisseur de la paroi osseuse du col dissymétrique | ||
|
1 critère |
0,25 | 1 |
| 2 critères | 0,5 | |
| 3 critères | 0,75 | |
| 4 critères | 1 | |
| Exploitation du document 2/1: Orrorin et la lignée humaine | ||
| Identification des caractères humains: phalange/main élancée, paroi du col du fémur (ressemblance avec le doc 1), Morphologie du col du fémur. | ||
|
1 critère |
0,25 | 1 |
| 2 critères | 0,5 | |
| 3 critères | 1 | |
| Identification des caractères simiesques: | ||
| Humérus et phalanges adaptés à la vie arboricole | 0,25 | 0,5 |
| canine et prémolaire simiesques | 0,25 | |
| Exploitation du document 3/1: Toumaï et la lignée humaine | ||
| Identification des caractères humains: Face plate ou réduite, trou occipital vers l'avant, muscles du cou, petites canines | ||
|
1 critère |
0,25 | 1 |
| 2 critères | 0,5 | |
| 3 critères | 1 | |
| Identification des caractères simiesques | ||
| capacité cérébrale faible | 0,5 | 0,5 |
| Synthèse | ||
| Un seul caractère humain est suffisant pour appartenir à la lignée humaine | 0,5 | 1 |
| justification de l'appartenance à la lignée humaine des 2 fossiles étudiés | 0,25 | |
| justification de l'âge de l'ancêtre commun | 0,25 | |
PARTIE II- Exercice2 Enseignement spécialité (5 points)
I - DES MOTS CLES
En première lecture, le sujet porte sur les notions suivantes : colonisation
de la Tasmanie, influence de la végétation sur l'implantation des hommes
préhistoriques et migrations de ces populations, climat du quaternaire.
Elles sont accompagnées de ce cortège de vocabulaire : diagramme pollinique,
migrations de population, glaciation, régression, sites préhistoriques émergés,
assèchement du milieu.
II - L'ANALYSE DES DOCUMENTS
A - DOCUMENT 1
Ce document montre le diagramme pollinique d'une région d'Afrique Centrale pour une période allant de -3 000 ans BP (avant l'actuel) à -40 000 ans environ. On remarque qu'il y a 22 750 ans, la population d'espèces arbustives se raréfie au profit de la végétation herbacée. Cet assèchement du milieu se poursuit jusqu'à -10 000 ans environ. Comme l'indique le commentaire en dessous du document, la présence de ces espèces de petite taille indique que le climat est froid et sec (de type glaciaire ?).
B - DOCUMENT 2
Le document 2 indique qu'il y a 10 000 ans la périphérie de l'Australie était bordée d'une mer de faible profondeur. Par endroit l'on pouvait certainement rejoindre à pied les îles périphériques comme la Tasmanie ou s'installer en bordure du continent comme le montrent les sites préhistoriques du sud de l'Australie. La faible profondeur de la mer allant de l'Indonésie à la Tasmanie a permis de faciliter les migrations de populations.
C - DOCUMENT 3
Le document 3 indique que de -8 000 ans à -18 000 ans, le nord du continent américain était recouvert d'une épaisse couverture de glace. Nous sommes à l'époque d'une glaciation.
III - L'ORGANISATION DU DEVOIR
En recoupant les différents documents, nous pouvons comprendre comment la
Tasmanie a été colonisée.
Le document 3 montre qu'il y a 18 000 ans, la terre subissait une glaciation.
Ce que confirme le document 1 : la présence d'herbacées en plus grand nombre à
cette époque est caractéristique d'un climat froid et sec.
Le document 2 montre que cette glaciation s'accompagne d'une régression de la
mer : les hommes préhistoriques ont pu ainsi se déplacer sur de grandes
distances sur les continents. Depuis l'Indonésie, ils ont colonisé l'Australie
puis la Tasmanie, comme le montre la présence sur le document de sites
préhistoriques.
Vers -8 000 ans on assiste, d'après le document 1, au retour d'une végétation
plus arborée signe que le climat se radoucit. C'est la fin de la glaciation et
par suite de la régression. La transgression de la mer entraîne un isolement
géographique des Aborigènes Tasmaniens. Par la suite, leur art va évoluer
différemment de ceux du continent.
En conclusion, ces trois documents nous montrent, une fois de plus,
l'influence du milieu sur l'histoire humaine. Grâce à une glaciation et à une
régression de la mer, la Tasmanie a pu être colonisée par les hommes
préhistoriques. Grâce à une transgression, elle a pu être coupée des influences
extérieures et élaborer une culture propre. N'oublions pas que ce qui était vrai
il y a 10 000 ans l'est encore, que le milieu a toujours une influence sur
l'Homme et que la dégradation actuelle de notre planète ne peut pas rester sans
conséquence sur notre propre évolution.
PARTIE II- Exercice2 Enseignement spécialité (5 points)
| Notions attendues | barème | |
| Document 1: mise en évidence des 2 périodes clés: | ||
| Autour de 22 750 ans BP fortes proportions d'herbacées | 0,25 | 1,5 |
| Déduction d'une période froide | 0,5 | |
| Autour de 8 000 ans BP la proportion d'espèces arbustives augmente | 0,25 | |
| Déduction d'une période de réchauffement | 0,5 | |
| Document 2: | ||
| Existence de sites préhistoriques aujourd'hui immergés | 0,25 | 1,5 |
| Déduction d'une remontée d'un niveau marin après l'arrivée de l'homme | 0,5 | |
| Constat d'une faible profondeur entre l'Australie et la Tasmanie | 0,25 | |
| Hypothèse de l'existence d'une continuité des terres avant 10 000 ans | 0,5 | |
| Document 3: | ||
| Constat d'une diminution des surfaces glaciaires entre 18 000 et 8 000 ans BP | 0,5 | 1 |
| Déduction: lien entre fonte des glaciers et réchauffement | 0,5 | |
| Synthèse: | ||
| Existence autour de 22 750 ans d'une période glaciaire | 0,5 | |
| Conséquence: un niveau marin plus faible (en lien avec la première question) | 0,25 | |
| Existence avant 8 000 BP d'un réchauffement | ||
| Lien entre fonte glaciaire et remontée du niveau marin (en lien avec la 2nde question) | 0,25 | |
| Réponse aux questions | ||
| Possibilité de passer à pied entre l'Australie et la Tasmanie | 0,25 | 0,5 |
| Isolement de la population tasmanienne et évolution différentes des techniques et des arts | 0,25 | |
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Sujet ANTILLES
2005
PARTIE 1 (8 points)
|
Notions attendues |
Barème | |
| Évènements biologiques majeurs survenus à la fin du crétacé et au début du Tertiaire | ||
| extinctions massives et rapides | 1 | 2,5 |
| espèces et/ou groupes systématiques animaux et végétaux | 0,5 | |
| de tous les milieux (océaniques et continentaux) ou à l'echelle planétaire | 0,5 | |
| Ammonites, Foraminiféres, Dinosaures, ..(un nom juste est attendu) | 0,5 | |
| survie de certains groupes | 0,5 | 1,5 |
| diversification rapide | 0,5 | |
| occupation de toutes niches écologiques ou niches écologiques laissées vacantes | 0,5 | |
| Hypothéses actuelles expliquant l'origine de la crise | ||
| volcanisme | 0,5 | 3 |
| trapps du Deccan | 0,5 | |
| Chute d'astéroïde ou hypothése météoritique | 0,5 | |
| Cratère de Chixulub ou Golfe du Mexique ou Presqu'île du Yucatan | 0,5 | |
| Conjonction des deux phénoménes géologiques | 0,5 | |
| contemporain de la crise | 0,5 | |
| Présentation de l'exposé | ||
| Introduction (dès qu'elle existe) | 0,25 | 1 |
| conclusion (dès qu'elle existe) | 0,25 | |
| crises = modifications brutales et globales affectant le monde vivant, liées à des évenements planétaires | 0,25 | |
| développement structuré (plan, distinction entre parties...) | 0,25 | |
| barème | saisie des données | déductions | barème | ||
| Arguments montrant que les hormones ovariennes agissent directement sur l'hypophyse en freinant la production de LH | |||||
| 1,5 | 0,25 | femelle macaque ovariectomisée taux plasmatique de LH élevé | Pas d'oestrogènes ni progesterone | 0,25 | 1,5 |
| Quand O et P absents: taux de LH élevé Quand O et P présents: taux de LH diminué donc: Oestrogènes et progesterone freinent la production de LH: rétrocontrole négatif |
0,5 | ||||
| 0,25 | environ 60 ng/mL | ||||
| 0,25 | injection OP diminution du taux de LH | ||||
| 0,25 | environ 15 ng/mL | ||||
| 0,5 | oestrogènes et progesterone fixées dans cellules hypophyse | action directe oestrogènes et progesterones sur hypophyse | 0,5 | ||
PARTIE 2 obligatoire (5 points)
| barème | saisie des données | déductions | barème | |
| Hypothèse fausse: "deux gènes sur deux chromosomes distincts" | ||||
| 0,25 | Doc 1a: Parents de phénotypes différents et
homozygotes pour les deux gènes F1 homogène de phénotype dominant |
Individus de F1 hétérozygotes pour les deux gènes ou double hétérozygotes ou [vg+/vg;pu+/pu] | 0,5 | |
| 0,5 | Doc 1b: F2: phénotypes parentaux [vg+;pu+] et [vg;pu] plus abondants 43,5% + 43,5% que phénotypes non parentaux ou différents ou recombinés [vg+;pu] et [vg;pu+] 6,5% + 6,5% | - le mâle double recessif produit un seul type de gamètes (vg;pu) | 0,25 | 1,5 |
| si gènes sur 2 chromosomes distincts: femelle de F1 produit 4 types de gamètes | 0,25 | |||
| en proportions égales (ou equiprobables) | 0,25 | |||
| 25% (vg+;pu+) 25% (vg+;pu) 25% (vg;pu+) 25% (vg;pu) |
0,25 | |||
| ou échiquier de croisement complet: 1,5 | ||||
| proportions différentes résultats
expérimentaux: donc hypothése fausse 2 gènes sur même chromosome ou liés |
0,5 | |||
| Comprendre les pourcentages de la F2 | ||||
| 0,25 | Doc 2 en prophase 1 de meiose appariement des chromosomes homologues ou tetrades avec zones d'accolement ou chiasma | échanges de segments de chromatides homologues ou crossing over | 0,5 | |
| chromatides recombinées | 0,25 | |||
| Page annexe complétée: au départ: -même allèles sur chromatides soeurs, respectant le modèle -allèles de part et d'autre du chiasma |
0,5 | |||
| Pourcentages de recombinés de F2: Brassage intrachromosomique en prophase 1 de méiose non systématique ou peu fréquent |
0,25 | |||
PARTIE 2 spécialité (5 points)
| barème | saisie des données | mise en relation | barème |
| Doc 1 | |||
| 0,25 | jeune feuille: transfère peu ou pas de
substances organiques vers le haut plus vers le bas de la plante |
les substances organiques produites par la feuille servent à la croissance des racines ou du bas de la plante | 0,25 |
| 0,25 | feuille à maturité: transfère beaucoup de substances organiques vers le haut et vers le bas de la plante | exportation des molécules produites vers toutes les parties de la plante | 0,25 |
| 0,25 | feuille âgée: transfère peu de substances organiques vers le haut et vers le bas de la plante | diminution de l'exportation des molécules organiques avec vieillissement de la feuille | 0,25 |
| Doc 2 | |||
| 0,25 | augmentation de la teneur en amidon entre le
début de la formation de la graine et sa maturation de 0 à 35mg/grain |
mise en réserve ou stockage dans les graines sous forme d'amidon | 0,25 |
| 0,25 | augmentation de la teneur en protéines entre
le début de la formation de la graine et sa maturation de 0 à 5mg/grain |
mise en réserve ou stockage dans les graines sous forme de protéines | 0,25 |
| Doc 3 | |||
| 0,25 | janvier/fevrier: quantités de réserves des racines stables environ 2 UA |
pas de mobilisation des réserves racinaires | 0,25 |
| 0,25 | mars/avril: diminution des quantités de réserves des racines puis stabilisation jusqu'en juin environ 1UA |
utilisation des réserves racinaires | 0,25 |
| 0,25 | juillet/septembre: augmentation quantités de réserves des racines >2UA |
stockage des réserves dans les racines | 0,25 |
| 0,25 | septembre/décembre: diminution quantités de réserves des racines environ 2 UA |
utilisation des réserves racinaires | - |
| Devenirs possibles des substances organiques issues de la photosynthèse: | |||
| NB: 3 réponses attendues 0,5 quel que soit le premier cité + 2x0,25 pour deux autres devenirs | - utilisation sur place -exportation dans le reste de la plante - stockage ou mise en réserve -utilisation après mise en réserve |
0,5 0,25 0,25 |
|
Sujet liban 2005
PARTIE II exercice 2 (8 points)
|
|
Saisie des données |
Déductions |
|
|
|
Conditions de formation du magma : |
=> Le magma provient nécessairement d’une fusion de roche à l’aplomb du volcan. |
0.25 |
|
0.25 |
=> en traçant une droite verticale, on obtient l’évolution des températures en profondeur |
=> tracer géotherme sur le document 1 |
0.5 0.5 |
|
0.5 |
=> Le géotherme ne franchit que le solidus humide. |
=> les péridotites qui sont susceptibles de fournir du magma sont des péridotites hydratées. |
0.5 |
|
0.25 |
Le géotherme ne franchit pas le liquidus, |
=> ce sera donc une fusion partielle des péridotites hydratées. |
0.5 |
|
0.25 |
Le géotherme franchit le solidus humide de 50 à 100km |
La zone de fusion partielle se situe de 50 à 100km selon le doc 1 |
0.5 |
|
|
En se repérant au doc 1, la zone située entre 50 et 100 km |
=> fusion partielle des péridotites du manteau de la plaque chevauchante. |
0.25 |
|
0.25 |
L’origine de l’hydratation des péridotites : |
=> zone de BT et HP sur le doc 3 |
0.25 |
|
0.25 |
Doc 3 un métagabbro avant subduction présente une association (chlorite + actinote + plagioclase) celui-ci va être entraîné à 20 Km de profondeur et subir une transformation minéralogique pour fournir (glaucophane + plagioclase) |
Le metagabbro subit un métamorphisme avec transformation des schistes verts en schistes bleus : ce métamorphisme s’accompagne d’une libération d’eau. |
0.25 0.25 |
|
0.25 |
L’association (glaucophane + plagioclase) entraîné à une profondeur > 37 km va subir une transfo minéralogique permettant l’apparition de Grenat et de jadéite |
métamorphisme permettant la transformation des schistes bleus en éclogite s’accompagnant d’une libération d’eau |
0.25 0.25 |
|
|
L’eau libérée par les réactions du métamorphisme accompagnant la subduction de la croûte océanique |
Eau gagne le manteau de la plaque chevauchante, hydratant les péridotites et permettant le passage du solidus sec au solidus humide et entraînant ainsi leur fusion partielle. |
0.5 0.5 0.25 |
|
0.25 |
Doc 3 : Chlorite et actinote sont des minéraux hydratés du métagabbro |
=> minéraux non présents dans le gabbro lors de sa formation au niveau de la dorsale => apparus par hydratation par océan de la CO lors de l’éloignement de la dorsale : métamorphisme BP. |
0.5 0.5 0.25 |
|
Synthèse : -
hydratation de la CO avant subduction |
0.5 |
||
Sujet de Spé National septembre 2005
PARTIE II 2 (5 points)
Hémophilie septembre 2005
Nous allons montrer qu’avec la technique de biologie moléculaire il est possible de faire un diagnostic prénatal plus fiable qu’avec une méthode plus ancienne : l’étude d’un arbre généalogique.
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Doc 1 On nous dit que la maladie est récessive et liée au sexe, c’est à dire que le gène est porté par la partie spécifique du chromosome X. Par conséquent il n’y a pas d’allèle porté parle chromosome Y. h+ est dominant et h est l’allèle récessif (muté) responsable de l’hémophilie Quel diagnostic pouvons nous faire à partir de l’arbre ? 9 est donc obligatoirement Xh+/Y Le génotype de 8 n’est pas certain on a une probabilité de 2/3 qu’elle soit Xh+/ Xh Si on fait l’échiquier de la fécondation |
0.5
0,25 0.25 |
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Xh+ |
Y |
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0.5 |
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Xh+ |
Xh+/ Xh+ |
Xh+/Y |
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Xh |
Xh+/ Xh |
Xh/Y |
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Probabilité d’avoir un garçon malade : 2/3 x ½ = 1/3 Une fille :aucune |
0.5 O.25 |
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Doc 2 Avec le caryotype de l’enfant à naître qui peut être réalisé par amniocentèse. On remarque que sa formule chromosomique est 44 –X/Y c’est donc un garçon et il a une probabilité de 1/3 d’être atteint. |
0.25
0.5 |
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Les allèles 2, 3 et 5 peuvent être repérés parleur position de migration L’allèle 2 est le plus lourd : c’est le père III9 qui le possède : comme l’homme est sain cet allèle n’est pas responsable de l’hémophilie. L’allèle 5 est le plus rapide le garçon IV 1 le porte, il est hémophile donc l’allèle sera responsable de l’hémophilie. On peut voir que la mère III8 est porteuse de cet allèle malade :on voit le fragment qui a migré en tête. Cependant son 2° allèle est le 3 (position intermédiaire). Comme elle est de phénotype sain cet allèle ne peut pas provoquer la maladie. C’est celui-ci, allèle 3 qu’elle a transmis au fœtus. On peut donc dire qu’il a très peu de chances d’être malades. |
2.5 |
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Cependant le site de restriction n’étant pas situé au niveau de la sonde, il peut y avoir 4% de probabilité de recombinaison et on est sur qu’ à 96% que le garçon sera sain tandis qu’avec l’arbre nous avions vu que la probabilité était de 50%. |
0.5 |
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